divers ecrits

Publié le 16 Juillet 2021

 J'ai commencé à écrire à l'âge de 25 ans. C'était une nouvelle policière. Je l'ai trouvée ratée. Seul un couple d'amis m'a assuré qu'il y avait du potentiel (merci Nadine et Christophe). Potentiel = talent = inné = quelque chose de bien caché en moi qui voulait émerger, mais je n'y croyais pas vraiment. J'aimais lire des romans et j'aimais aller voir des films au cinéma. Je n'étais pas pour autant une dévoreuse de bouquins ni une passionnée du 7e art. Je n'ai pas fait d'études supérieures en littérature. Il me semblait que cela était la base pour commencer à écrire. Alors, les années ont passé. Tout de même, une petite voix me susurrait à l'oreille que je ne perdrais rien à me lancer, et que si j'étais faite pour ça, peu importait les diplômes et les facilités d'écriture. Alors, j'ai écrit des nouvelles (une bonne vingtaine) des romans (trois). J'ai tenté ma chance auprès des grands éditeurs. Évidemment, tout le monde connaît le parcours du combattant de l'édition : lettres de refus sur lettres de refus. À l'époque, pas de réseaux sociaux, uniquement des envois papier par la poste qui coûtent cher. De nouveau, je me suis découragée. J'ai demandé à la petite voix de la fermer pour de bon. La vie avait bien d'autres choses à m'apporter : une famille, des amis, des voyages... J'étais comblée. Oui, mais non. J'éprouvais un manque. Ce n'est pas que je n'étais pas heureuse, c'est que j'étais incomplète. Alors, je me suis mise face à l'écran, j'ai réfléchi à ce qu'il me plairait de raconter. Quels étaient mes intérêts, mes connaissances, mes passions ? J'ai découvert que l'univers dans lequel je me sentais le mieux était l'imaginaire. Je me suis rendu compte que mon imagination était débordante, peu liée à ma réalité d'adulte, mais plutôt à mes rêves d'enfants. Je suis allée chercher au fond de moi le souvenir de ce qui m'avait le plus marqué dans mes lectures : l'aventure, l'amour, l’amitié et les énigmes. Tout cela mâtiné de mystères, de féérie, d’épopées, de nobles héros, de jeunes filles intrépides, d’humour et de sagesse. Je tenais là le cadre. À ce moment-là, mes lectures étaient orientées vers le développement personnel, la spiritualité et la Fantasy bien sûr. Il y avait un terreau à exploiter. Il ne me restait plus qu'à dérouler mon récit. J'ai écrit, réécrit, rééécrit, etc. jusqu'à ce que Les Gardiens de l'Équilibre aient une âme. Ils l'ont obtenue en étant remarqués par un cabinet d'édition. J'ai été émue par les retours qui m'ont été faits après la parution du livre.

Lorsqu'on élabore un roman, quel est l'objectif ? Plaire ? Être admiré(e) ? Devenir riche et célèbre ? Tout cela est factice, pas assez consistant pour me satisfaire. Non, ce qui m'anime, c'est l'envie de partager ma vision du monde. J'ai envie de transcender la réalité, d'embarquer avec moi tous les lecteurs qui ont envie et besoin d'évasion. Ceux qui, comme moi, ont plus l'impression d'être ailleurs qu'ici, ceux qui rêvent aussi facilement qu'ils pensent, ceux qui croient plus en l'amour éternel, qu'en la haine fugace, ceux qui aiment les histoires sans fin. Je suis une conteuse d'histoires. J'adore prendre le lecteur par la main et lui dire : viens, je t'emmène dans l’invisible. Ce que je vais te raconter n'existe pas, mais qui sait si le monde dans lequel tu vis existe bien ? Et si...   

Cathy dSC.

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 26 Mai 2020

Parallèlement à cette passion américaine, William est doué pour imaginer des histoires. Il lit beaucoup depuis qu’il est petit. Il n’a comme diplôme qu’un certificat d’études et il peine à trouver le bon vocabulaire pour exprimer les idées qui lui courent dans la tête. Peu importe, il ne fait lire ses écrits à personne. L’essentiel pour lui, c’est : s’exprimer. Alors, il écrit une pièce de théâtre, des histoires policières, il raconte sa vie à Rians. Mais surtout, il parle de l’Amérique. Il réunit ses deux passions, en couchant sur le papier des histoires d’indiens et de cow-boys et autres aventures. Son unique lectrice est son épouse, Michèle, qui corrige les fautes et donne son avis. 

 

Aujourd’hui, âgé de presque 83 ans, il était temps que quelqu’un d’autre lise au moins l’une de ses histoires…

 

Vous l’aurez deviné (ou pas), William est mon papa et je vais, cette semaine, vous proposer de lire l’un de ses récits : Miracle à la Snake River.

 

Amusez-vous bien !  

La suite demain…

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 25 Mai 2020

Cette semaine, je vais vous raconter l’histoire vraie d’une passion. Elle commence chez un tout jeune garçon, il y a bien longtemps…

 

Ce petit garçon s’appelle William, il est né le 28 septembre 1937, à Aix en Provence. Il a été prénommé ainsi parce que sa marraine adorait William Powell, acteur américain des années 30. 

 

Pendant la deuxième guerre mondiale, son père Robert, gendarme de profession avait été mobilisé sur Paris. La maman de William, Rose, était partie avec son mari et avait confié son fils à ses parents, Lucie et Jean-Baptiste qui habitaient le village de Rians, dans le Var...

 

La guerre est sur le point de s’achever quand, à l’été 1944, la libération du Var commence. Le village de Rians voit débarquer, le 20 août, les GI’s, tous vêtus de leurs beaux uniformes flambant neuf. Le petit William est fasciné par ses soldats américains qui roulent dans des superbes Jeeps, mâchent du chewing gum et distribuent des sachets de soupes déshydratées. Il fréquente pendant quelques jours le campement des Boys qui lui donnent du Corned Beef en boite, du chocolat en tablette, des cigarettes. Il les entend parler anglais. C’est la première fois qu’il entend cette langue et elle lui plait.  

 

À presque 7 ans, William, avec ce prénom si surprenant pour un petit provençal, se met à rêver que d’une chose : tout savoir sur les États-Unis d’Amérique et qui sait, peut-être s'y rendre un jour... Tout au long de sa vie, il va se documenter sur ce pays. Il va apprendre son histoire, sa géographie, sa politique, le nom de tous ses présidents, la vie des cow-boys. Il fréquentera toutes les salles de cinéma qui diffusent des Westerns. Il collectionnera tous les magazines qui en parlent. Il achètera un livre : "La Méthode Assimil" pour apprendre l’anglais. Il a du mal avec l’accent, parce que bien sûr, au cours de sa vie, il ne croise pas d’anglais ni d’américain avec qui échanger. Mais, il parvient à retenir un grand nombre de mots et quelques règles de grammaire. Il peut écrire. Alors, il cherche des correspondants américains et il les trouve, grâce à un magazine international. William envoie des centaines de lettres en Californie, en Floride ou en Illinois. Son rêve se réalise en partie. Ses correspondants lui décrivent leur vie américaine et William ne cessera jamais de leur demander des pin’s, plaques d’immatriculation, écussons, casquettes et tout un tas d’objets qu’il garde précieusement.

La suite demain…

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 17 Février 2020

"Sans amour, la liberté n'est qu'une idée sans la moindre valeur"

Krishnamurti

Vous sentez-vous libre, aujourd'hui ?

 

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 2 Janvier 2020

En ce début d'année, plein de bonnes résolutions, je me suis remémorée cette histoire qu'on prête à un vieil indien d'Amérique. Elle a ressurgi dans un article de presse que j'ai lu récemment. Je me suis permise de l'enrichir de mon imaginaire.

Les deux loups.

Il y a très longtemps, au fin fond d'une forêt, un vieil indien, coiffé de plumes et assis en tailleur, émettait des sons gutturaux de manière répétée. La nuit était à peine éclairée par un premier quartier de lune. Face au feu de camp qu'il avait allumé, l'indien chantait son amour de la vie, de la terre mère et des gens de sa tribu. Autour de lui s'étaient massés tous les enfants qui attendaient en silence. Ils espéraient voir un peu de magie. Ils avaient envie d'apprendre, de frissonner et de rire. Mais l'indien n'était pas pressé de les amuser ni de leur délivrer un message. Il continuait ses chants d'une voix monocorde. Au bout d'un temps qui leur parut infini, l'indien se tut et examina son auditoire concentré. D'un seul coup, il frappa dans ses mains et tout le monde sursauta. Ça le fit rire.  Les enfants virent ses gencives lisses et se serrèrent un peu plus les uns contre les autres. Le vieil homme lança une poudre dans le feu et des étincelles jaillirent. Certains enfants crièrent, d'autres les rassurèrent.

Enfin, il se mit à parler. "Connaissez-vous l'histoire du loup noir et du loup blanc ?" demanda-t-il. Les enfants courageux firent non de la tête. L'indien hocha la sienne lentement. "Je vais vous la raconter." Chacun ramena ses genoux dans ses bras et ouvrit ses oreilles.

"Il était une fois, un grand loup blanc. Son pelage était si vif et immaculé qu'on devait plisser les yeux pour le regarder. Il vivait dans cette forêt, et s'y promenait, le museau levé, portant dans son coeur l'espoir, la joie et l'amour. Qui aurait pu défier un si grand et fort guerrier ?"

Les enfants écarquillèrent les yeux espérant la réponse du vieil homme.

"Eh, bien sachez, qu'en ce même lieu,  il existait aussi un grand loup noir. Ce dernier était plus discret, insidieux, il se faufilait partout sans bruit. Il détenait en son coeur tant de peurs, de douleurs et de souffrances, que ses yeux reflétaient le néant dans lequel on avait peur de sombrer."

A ce moment là de l'histoire, un craquement se fit entendre. Le vieil indien eut un petit sourire tout en parcourant l'assemblée d'un regard scrutateur. Tout le monde semblait figé. 

"Vous pensez que le loup noir est ici ? fit le vieil indien. Peut-être écoute-il notre histoire ? Il nous observe et va surgir au milieu de ce feu de camp. Qu'en pensez-vous ?"

Les enfants acquiescèrent, la chair de poule hérissant leur poils. 

"Eh, bien vous avez raison, le loup noir est là. Il est parmi nous. Il est en chacun de nous. Les oreilles et la queue basses, il glisse de notre tête à notre coeur, il descend dans notre ventre et remonte d'un trait, à nouveau, dans nos pensées. Il hante nos nuits, tel un fantôme."

"Et le loup blanc, où il est ? demande un petit enfant d'une voix fluette."

"Mais au même endroit, heureusement. Il nous éclaire. Il affronte le loup noir dans un combat sans merci, tous les jours, tout au long de notre vie. Ce sont deux puissants guerriers."

"Mais lequel va gagner ? questionne le petit enfant.

"Celui que l'on nourrit".

 

Pour 2020, je vous souhaite de faire triompher le loup blanc qui vit en vous.

Bonne Année.

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 2 Décembre 2019

Pour participer à un concours de nouvelles, il y a 10 ans, j'ai écrit cette déclaration. J'avais envie de la partager à nouveau.

Pour te parler, t’écrire et te transmettre la passion que j’ai de toi, il faut que j’utilise des mots, mais je ne peux me résoudre à dire ce qui ne s’exprime pas, ce qui se ressent. Il n’y a pas de plus belle déclaration que celle qui se fait en silence et se traduit par un autre canal que le verbe.

A des mots d’amour, je substitue des soupirs, des gonflements du cœur, invisibles à l’œil, qui emplissent ma cage thoracique d’une extraordinaire sensation de bonheur. 

Je respire et je t’aime, même si parfois, je manque un souffle parce que rien n’est tout blanc, parce que juste une épine peut faire mal en surface, mais le sentiment est si fort, si solide, insondable amour, sourd et insensible. Je le porte si haut, il m’envahit tellement, me motive et me gargarise. Au delà de tes phrases, de tes regards et de tes gestes, c’est à tout autre chose que je suis attentive, un émoi, un élan qui nimbe ta silhouette dans une couleur que je vois. 

Un monument peut s'effondrer à cause un tremblement de terre, il n’en restera que des vestiges. Notre amour ne peut pas disparaître parce que sous son égide, nous, faits de chair et de sang, éphémères passants, nous baignons dans une aura qui perdurera.

 Impalpable légèreté d’un sentiment si porteur, que nous tenons debout et continuons à affronter la vie et son labeur, côte à côte et ensemble, entre mêlés, comme un seul homme. L’apothéose d’une union presque parfaite, parce que rien n’est parfait, et qui ne signifie pas une fin mais le summum de ce que nous pouvons prétendre accomplir : dépasser notre statut de simples humains. Je t'aime hier, aujourd'hui et demain.

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 16 Octobre 2019

"Celui dont l'âme est heureuse ne ressent pas le poids des ans." 
Platon

Je te souhaite d'être aujourd'hui, aussi légère que la bulle de savon, qui depuis la bouche d'un momillon, se forme, grossit et, chahutée par le vent, fait des tourbillons.

Et si ce soir tu dois éclater, éclate-toi...

Joyeux anniversaire !   

 

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Rédigé par KTI

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