Publié le 6 Mai 2020

Rodolph, couché à plat ventre sur le sol brûlant, roule sur lui-même et finit péniblement par se relever. La voiture en face de lui n’a pas bougé. Il adresse un signe à l’ombre qui se cache derrière le volant. Rien ne se passe. Rodolph se met à marcher plus vite, sur le bas-côté, dans la terre. Quand il pose ses deux mains sur le capot bouillant, il aperçoit le visage figée d’une vieille dame. La bouche à demi ouverte, les yeux fermés. On dirait qu’elle est évanouie. Avec cette chaleur, pas étonnant, pense le jeune homme. Il ouvre la portière. La vieille dame demeure immobile. Rodolph lui touche l’épaule. Inerte. Il voit le téléphone dans sa main droite et se penche pour l’attraper. La femme se met à hurler dans son oreille. Rodolph fait un bond en arrière et tombe à la renverse. La vieille dame crie sans discontinuer. Le jeune homme tente de la calmer les mains en avant. Elle le regarde avec des yeux exorbités. Pourquoi lui fait-il aussi peur ? Il se penche pour voir son propre reflet dans le rétroviseur extérieur. Il crie à son tour. 

Voir les commentaires

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Séries fantastiques

Repost0

Publié le 6 Mai 2020

Madame Berniest a pilé. Un monstre ! Elle rajuste ses lunettes. Avec sa cataracte... Pourtant, c’est bien un monstre, couvert de sang. Elle enclenche la marche arrière, mais elle ne sait pas conduire à l’envers et heurte, de plein fouet, l’enclos réservé aux containers à poubelles. Secouée par le choc, son cœur bat la chamade. Madame Berniest regarde à nouveau le monstre qui rampe sur le chemin goudronné, à présent. Vite, son téléphone portable ! Elle appuie sur la touche « Gérard ». Son mari ne répond pas. Sa fille… elle tombe sur sa messagerie. Il lui reste les secours. Après tout, personne ne va la prendre pour une folle, cette fois. Les gendarmes lui sourient gentiment quand elle vient porter plainte parce que des rôdeurs tournent autour de sa maison. Non pas qu’ils ne la prennent pas au sérieux. Ici au village, il arrive souvent que des malfrats repèrent les maisons avant de les cambrioler. Ce qui rend les gendarmes sceptiques et compatissants, voire condescendants, c’est qu’elle affirme avoir vu les rôdeurs descendre d’un engin volant non identifiable, qui se serait posé dans le champ, à côté de chez elle.

Voir les commentaires

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Séries fantastiques

Repost0

Publié le 5 Mai 2020

Sept choses qui affectent votre fréquence vibratoire du point de vue de la physique quantique.

Vibration, en physique quantique, signifie que tout est énergie. Nous sommes des êtres vibrants sur certaines fréquences. Chaque vibration équivaut à un sentiment et dans le monde "vibrationnel", il n'y a que deux espèces de vibrations, positives et négatives. Tout sentiment vous fait émettre une vibration qui peut être positive ou négative.

1/ Les pensées

Toute pensée émet une fréquence vers l'univers et cette fréquence retourne vers l'origine. Dans ce cas, si vous avez des pensées négatives, de découragement, de tristesse, de colère, de peur, tout cela revient vers vous. C'est pour ça qu'il est si important que vous preniez soin de la qualité de vos pensées et appreniez à cultiver des pensées plus positives.

2/ Les compagnies

Les personnes autour de vous influencent directement votre fréquence vibratoire. Si vous vous entourez de personnes joyeuses, positives et déterminées, vous entrerez également dans cette vibration. Maintenant, si vous vous entourez de personnes se plaignant, médisantes et pessimistes, soyez prudent ! En effet, elles peuvent diminuer votre fréquence et, par conséquent, vous empêcher d'exploiter la loi de l'attraction en votre faveur.

3/ La musique

La musique est très puissante. Si vous n'écoutez que de la musique qui parle de mort, de trahison, de tristesse, d'abandon, tout cela va interférer avec ce que vous vibrez. Faites attention aux paroles de la musique que vous écoutez, elle pourrait diminuer votre fréquence vibratoire. Et ,rappelez-vous : vous attirez exactement ce que vous vibrez dans votre vie.

4/ Les choses que vous regardez

Lorsque vous regardez des programmes qui traitent de malheurs, de morts, de trahisons, etc. votre cerveau accepte cela comme une réalité et libère toute une chimie dans votre corps, ce qui affecte votre fréquence vibratoire. Regardez des choses qui vous font du bien et vous aide à vibrer à une fréquence plus élevée.

5/ L'ambiance

Que ce soit à la maison ou au travail, si vous passez beaucoup de temps dans un environnement désorganisé et sale, cela affectera également votre fréquence vibratoire. Améliorez ce qui vous entoure, organisez et nettoyez votre environnement. Montrez à l'univers que vous êtes apte à recevoir beaucoup plus. prenez soin de ce que vous avez déjà.

6/ La parole

Si vous prétendez ou que vous parlez mal des choses et des gens, cela affecte votre fréquence vibratoire. Pour maintenir votre fréquence élevée, il est essentiel d'éliminer l'habitude de se plaindre et de mal parler des autres. Alors évitez les drames et la victimisation. Assumez votre responsabilité pour les choix de votre vie !

7/ la gratitude

La gratitude affecte positivement votre fréquence vibratoire. C'est une habitude que vous devriez intégrer maintenant dans votre vie. Commencez à remercier pour tout, pour les bonnes choses et ce que vous considérez comme de mauvaises choses, remerciez pour toutes les expériences que vous avez vécues. la gratitude ouvre la porte pour que les bonnes choses arrivent positivement dans votre vie.

Jérémy Défontaine - Ô Choeur de l'Âme.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Sagesse

Repost0

Publié le 17 Mars 2020

En ces temps difficiles, nous nous rendons compte à quel point nous sommes dépendants les uns des autres, pour le meilleur et pour le pire. Chacun de nous se trouve aujourd'hui responsable de la vie d'une ou de plusieurs personnes. Cela a toujours été le cas mais, depuis peu, cela se ressent d'une manière accrue. Il s'agit peut-être d'une leçon, pour nous rappeler qu'il n'y a pas plusieurs humanités, il n'y en a qu'une et à l'intérieur, nous sommes tous liés les uns aux autres : les inconscients et les héros qui sauvent nos vies. Ceux-là n'ont pas signé chez Marvel, mais chez Hyppocrate. Je me dis que si nous sommes tous liés, nous sommes tous pareils, nous sommes tous égaux et tous des héros. J'ai bon espoir qu'avec une dose de résistance, un brin d'abnégation, une pincée de dévouement et beaucoup d'amour, nous allons triompher de ce vilain virus. Il n'est pas né celui qui va terrasser notre formidable machine humaine. Nous en sortirons différents, grandis, super conscients que la vie est précieuse et qu'il faut tout faire pour la préserver. Si je pouvais me permettre un conseil, je dirais : surtout, ne l'oublions jamais. 

Voir les commentaires

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 17 Février 2020

"Sans amour, la liberté n'est qu'une idée sans la moindre valeur"

Krishnamurti

Vous sentez-vous libre, aujourd'hui ?

 

Voir les commentaires

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Divers écrits

Repost0

Publié le 2 Janvier 2020

En ce début d'année, plein de bonnes résolutions, je me suis remémorée cette histoire qu'on prête à un vieil indien d'Amérique. Elle a ressurgi dans un article de presse que j'ai lu récemment. Je me suis permise de l'enrichir de mon imaginaire.

Les deux loups.

Il y a très longtemps, au fin fond d'une forêt, un vieil indien, coiffé de plumes et assis en tailleur, émettait des sons gutturaux de manière répétée. La nuit était à peine éclairée par un premier quartier de lune. Face au feu de camp qu'il avait allumé, l'indien chantait son amour de la vie, de la terre mère et des gens de sa tribu. Autour de lui s'étaient massés tous les enfants qui attendaient en silence. Ils espéraient voir un peu de magie. Ils avaient envie d'apprendre, de frissonner et de rire. Mais l'indien n'était pas pressé de les amuser ni de leur délivrer un message. Il continuait ses chants d'une voix monocorde. Au bout d'un temps qui leur parut infini, l'indien se tut et examina son auditoire concentré. D'un seul coup, il frappa dans ses mains et tout le monde sursauta. Ça le fit rire.  Les enfants virent ses gencives lisses et se serrèrent un peu plus les uns contre les autres. Le vieil homme lança une poudre dans le feu et des étincelles jaillirent. Certains enfants crièrent, d'autres les rassurèrent.

Enfin, il se mit à parler. "Connaissez-vous l'histoire du loup noir et du loup blanc ?" demanda-t-il. Les enfants courageux firent non de la tête. L'indien hocha la sienne lentement. "Je vais vous la raconter." Chacun ramena ses genoux dans ses bras et ouvrit ses oreilles.

"Il était une fois, un grand loup blanc. Son pelage était si vif et immaculé qu'on devait plisser les yeux pour le regarder. Il vivait dans cette forêt, et s'y promenait, le museau levé, portant dans son coeur l'espoir, la joie et l'amour. Qui aurait pu défier un si grand et fort guerrier ?"

Les enfants écarquillèrent les yeux espérant la réponse du vieil homme.

"Eh, bien sachez, qu'en ce même lieu,  il existait aussi un grand loup noir. Ce dernier était plus discret, insidieux, il se faufilait partout sans bruit. Il détenait en son coeur tant de peurs, de douleurs et de souffrances, que ses yeux reflétaient le néant dans lequel on avait peur de sombrer."

A ce moment là de l'histoire, un craquement se fit entendre. Le vieil indien eut un petit sourire tout en parcourant l'assemblée d'un regard scrutateur. Tout le monde semblait figé. 

"Vous pensez que le loup noir est ici ? fit le vieil indien. Peut-être écoute-il notre histoire ? Il nous observe et va surgir au milieu de ce feu de camp. Qu'en pensez-vous ?"

Les enfants acquiescèrent, la chair de poule hérissant leur poils. 

"Eh, bien vous avez raison, le loup noir est là. Il est parmi nous. Il est en chacun de nous. Les oreilles et la queue basses, il glisse de notre tête à notre coeur, il descend dans notre ventre et remonte d'un trait, à nouveau, dans nos pensées. Il hante nos nuits, tel un fantôme."

"Et le loup blanc, où il est ? demande un petit enfant d'une voix fluette."

"Mais au même endroit, heureusement. Il nous éclaire. Il affronte le loup noir dans un combat sans merci, tous les jours, tout au long de notre vie. Ce sont deux puissants guerriers."

"Mais lequel va gagner ? questionne le petit enfant.

"Celui que l'on nourrit".

 

Pour 2020, je vous souhaite de faire triompher le loup blanc qui vit en vous.

Bonne Année.

Voir les commentaires

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Divers écrits

Repost0

Publié le 21 Décembre 2019

Je ne sais pas vous, mais moi, je déteste les araignées. C'est une phobie. Leur vue m'est insupportable, alors je crie et deviens complètement ridicule dans un accès de folie. C'est ancré en moi. J'ai essayé de surmonter cette peur, mais en vain. De plus, j'y associe une sorte de dicton populaire. Quand j'en vois une le matin, elle devient chagrin. Passée l'heure de midi, elle devient du soir et donc espoir. Je me suis mis en tête de sauver celle d'après le repas, en me disant qu'elle est porteuse d'une bonne nouvelle, alors que celle du matin, je l'écrase sans pitié. 

Bref, un matin, il y a quelques jours, j'ai croisé une petite araignée dans ma chambre. Noire avec des points blancs. Plus petite qu'un confetti. Dans un moment de faiblesse, j'ai dérogé à mon principe et ne l'ai pas écrasée. Mais je lui en ai fait la remarque à voix haute : "T'as d'la chance, pour cette fois. Ne reviens pas m'embêter sinon la prochaine, tu y passes."

Elle a fait son petit bonhomme de chemin et nous ne nous sommes plus vues. Jusqu'à, avant-hier matin. J'étais en train de sortir de ma douche, et je m'apprêtais à saisir mon peignoir, quand je suis tombée nez à nez avec ma copine l'araignée. Elle était posée sur le col dudit peignoir et s'agitait fébrilement. Cette sorte d'araignée a la capacité de sauter, j'en ai déjà vues s'enfuir ainsi. Le fait de savoir qu'elle pourrait me sauter sur le nez ou la tête m'a rendue folle. Ça a été plus fort que moi, je me suis mise à lui crier dessus en lui reprochant de ne pas respecter notre accord. Ça a donné ça : "Sale ingrate, je t'avais sauvé la vie et voilà comment tu me remercies, en venant me narguer !" me voilà en train de vociférer dans ma salle de bain. J'ai tellement parlé tout près de l'araignée et si fort, qu'elle a carrément arrêté de bouger. Elle est restée une patte en l'air, figée, sans tentative d'évasion. On aurait dit qu'elle m'écoutait, me comprenait et acceptait la réprimande. Cela m'a attendri à un point... surprenant. Je me suis saisie d'un bout de papier et, j'ai fait voyager l'araignée jusqu'à la fenêtre pour la mettre dehors, sans la tuer. 

La morale de cette histoire : Soyez attentifs et le monde vous paraîtra moins effrayant. 

La femme qui savait parler à l'ouïe des araignées.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 10 Décembre 2019

GET YOUR KICKS ON ROUTE 66

 

Ouvrez les paupières.....................

 

Ça se passe à 9 000 kms de chez nous et ça commence le vendredi 3 juin 2011 :

On a loué une Mustang blanche décapotable, « trop belle !!! » The American Way of Life. 

Nous nous trouvons à l’aéroport de LAS VEGAS et nous devons rejoindre les copains qui sont en train de s’essayer à leur Harley chez EAGLE RIDER. 

Le temps est au beau fixe, chaleur agréable. Je filme tout ce qui bouge.

Après quelques tours de parking, les bikers sont prêts, direction LAUGHLIN/DAVIS DAM/BULHEAD CITY dans l’ARIZONA. 

Pour atteindre BULHEAD, nous sommes passés sur un pont, sous lequel coule le COLORADO. 

Petit arrêt essence, one Coke please ! J’ai troqué mon jean contre une robe et tout ça dans les toilettes pour dames du resto PANDA.

A partir de là, direction la Route 66 mais au croisement, nous nous sommes trompés et avons raté OATMAN, demi-tour, puis erreur de parcours bis, redemi-tour, et enfin la bonne direction. J’ai pourtant le nez sur le programme de l’agence, le GPS et la carte routière. Je ferais mieux d’aller me rhabiller (euh… dans les toilettes pour dames ?)

13 miles d’une petite route avec creux et bosses puis, enfin, le panneau tant attendu (ROUTE 66) photo, pipi pour les hommes au milieu des serpents venimeux (même pas peur). 

OATMAN, ancienne ville minière où les ânes se promènent en liberté. On s’achète un American flag avec un aigle (sur le dos). On partage une pomme avec les ânes. 5 hamburgers + 1 sandwich (indescriptible) plus tard, nous repartons. Petite route splendide de montagne, puis descente vers KINGMAN. On a vu passer le train de marchandises (150 wagons, 4 locomotives).

Motel au bord de la route, mais pas bruyant, piscine sympa. Apéro sur le balcon, cacahuètes américaines et pastis marseillais. Les peintres en bâtiment ont trinqué à notre santé avec leur bière. Ça les a fait marrer de nous voir si organisés.  

Ah ! Au fait le resto steackhouse kitch devant le match de base-ball avec bagarre et sciure, la vraie Amérique, quoi ! 

Puis dodo à 21h parce que le bar était trop loin et l’épicier fermé.

 

Ça se poursuit le samedi 4 juin :

On avait rendez-vous à 7h30 pour le petit-déjeuner. A 7h tout le monde est prêt. J’ai laissé mes dents plantées dans une pomme rouge comme celle de Blanche Neige. Je n’ai pas encore eu l’occasion de manger une glace et le signale à mes co-équipiers.

Un biker nous interpelle, « Where are you coming from ? » on répond “from France” grimace, il se demande bien à quel bled correspond le nom France, lui est de l’Arizona, il sillonne le coin.

Essence et départ pour HACKEBERRY- General Store. Purement génial, avec toutes les vieilleries dont on rêve, plaques d’immatriculation rouillées, la 66 grince en se balançant, les 33 tours d’Elvis, les Stetsons… Un papi derrière son comptoir parait inerte, les toilettes pour hommes sont toutes décorées par des photos de play-mates. Dehors, il y a des carcasses de voitures et des vieilles pompes à essence. Il faut prévoir une heure pour tout voir et encore une heure pour décider de ce qu’on va acheter. 

 

A SELIGMAN, photo mémorable devant la façade ornée d’un beau logo ROUTE 66 en rouge et blanc.

On fait la pose achats souvenirs. Puis l’autoroute ; il fait plus frais ; c’est long l’autoroute ! Enfin on arrive à WILLIAMS, le Red Raven nous a servi de supers sandwichs. On va plus loin, il y a de la musique et un chanteur de Country.

Le café était dégueu, le chanteur très bon, mais parti aussitôt en pose, la glace excellente mais longue à venir, la serveuse évaporée. Tout le monde avait envie d’une sieste, mais courageusement : motos, essence, direction GRAND CANYON. Il somnole au volant. Les motos suivent gentiment. GENESIS chante « I can feeling, I’v been waiting this moment for all my life ».

Oups ! Grand renfort de police sur la route + ambulance, voiture fracassée sur le bas côté. 

 

Paysage plat jusqu’à présent, il y a enfin des sapins et des collines. Dépose bagages à l’hôtel puis direction l’aéroport. J’ai mal au ventre simplement en entendant le rotor s’emballer et les hélices tournoyer. Rien à faire, je resterai à terre. Mais il paraît pourtant que ça vaut le détour, un petit tour en hélico au-dessus du Grand Canyon !!!

L’eau de la piscine est froide pas celle du jacuzzi. Apéro en terrasse. Moucherons collants. On mange mexicain, c’est pas bon, on rit. Il fait froid, on voudrait une glace pour se réchauffer, mais tout est fermé, ou faire un billard, les tables sont prises, on se rabat sur le distributeur d’ice-cream, comme des ados désargentés et désoeuvrés. Calés sur une chaise dans la salle de jeux, on suce nos bâtonnets.

 

One day more, dimanche 5 juin 2011 :

Petit déjeuner à 7h30. En bas ou en haut de la tour du GRAND DESERT VIEW, le GRAND CANYON c’est GRANDiose. On admire, on filme, on savoure. Autant d’immensité ! Des français qui vivent à HOUSTON nous prennent en photo. 

Puis, direction CAMERON, sur le territoire des indiens HOPI. Pas de photo, please, ni crayon ni bloc pour écrire ou dessiner. Ils pensent que nous tentons de voler leurs âmes !!!

Essence, direction TULSA CITY AIRPORT. Repas cafeteria, chez les NAVAJOS. J’ai pris le volant pour qu’il dorme un peu. Un camion rouge, un camion bleu, la terre est ocre, le ciel azur, on est presque arrivé à MONUMENT VALLEY.

 

Paysage aride, désertique un peu semblable à DEATH VALLEY. 35° sur la route. On a mis la clim et la capote, les motards souffrent.

KAYENTA, notre destination. Des maisons sans étage, blanches et sales, le désert, notre hôtel, un homme dans un pick-up, armé d’un revolver vise le paysage. Il est question de pizza. On a posé nos bagages.

Direction MONUMENT VALLEY, à 26 miles. La route est magnifique, les « Monuments » sont extraordinaires, ocres, plantés au milieu de la steppe aride et se détachent sur un ciel bleu, sans nuage. Entrée du parc qui appartient à la tribu NAVAJO, qui se nomme en fait NAE. On dit « Ya a té » pour dire bonjour. Visite du parc en jeep. Le chauffeur chante aussi et raconte ses légendes. 

Repas mexicano/Navajo/americano/beurk, vin sans alcool !!!!! Vent sec qui fait rouler des ballots d’herbes mortes, comme dans les westerns. 

 

On the road again, lundi 6 juin 2011 :

Départ à quelle heure ? On ne sait plus, entre l’heure américaine, l’heure française, l’heure NAVAJO ??

Direction le super marché. Cerises, melon, tomates, jambon, tout pour le pic-nic. 

Nous roulons vers PAGE, puis après le pont, s’ouvre devant nos yeux un paysage fabuleux celui du LAKE POWELL. L’eau est couverte de vaguelettes, qui tournent au gré d’un vent fou. Les collines qui bordent le lac sont constituées de strates de couleurs différentes.

Il fait 93° fahrenheit, soit 35 ° Celsius, trop chaud pour rester au soleil alors, pourquoi ne pas déjeuner dans un abri-bus avec vue sur le lac. 

Le vent est totalement givré, il tourne en tout sens. 

On a mangé, écouté de la musique, dansé, ri, photographié et le bus n’est jamais passé. Les collines ont changé de couleur au fur et à mesure. 

On s’arrête à la station service pour l’essence, non pour une glace, non pour le vin, tout à la fois. Puis, nous entamons une course contre le vent violent, la terre, le sable, on en prend plein les narines. Chapeau les bikers. 

Enfin, on arrive à KANAB. Bienvenus dans l’UTAH, l’état des Mormons. Il y a la piscine, et surtout un magasin LEVI’S. 501, Converses, lunettes, le plein est fait. Et si on se prenait une photo tous déguisés.

Dîner au ROCKING V. Original, des pâtes aux tomates fraîches. Une galerie d’art nous entoure, enfin de l’art pacotille et mauvais goût. On a beau chercher, pas de bar, ni même de café. On va se coucher à 9h30 pm, non 10h30 pm, bref 6h30 am chez nous.

 

Nous revoilà, mardi 7 juin 2011 :

Après un petit déjeuner beurk en sous-sol et sans fenêtre, on quitte KANAB pour rejoindre BRYCE CANYON. On passe par la montagne, mais la bonne route est barrée. Tant pis, on se perd, on voit la neige, il fait 10°, paysage verdoyant, lac et sapin, rivière et congères. Nous roulons vers CEDAR CITY, une ville mormone, avec un GPS qui nous conseille « Faites demi-tour avec prudence » 5 fois, 6 fois, 10 fois.

Un bon café expresso, dégusté au soleil, petite visite de la rue pavée et propre et on retourne de là où on vient. Merci le destin, parce qu’à DUCK CREEK, un lieu dit où les américains viennent pêcher en louant des chalets, nous découvrons un « estanquo » qui vend un sandwich BUND, qui consiste en un pain à burger, rempli pour 10 cm en hauteur avec des tranches fines de porc fumé, allez, salivez !!!!

Il a fait froid à moto, les cuisses sont gelées, on ne s’est pas aperçu qu’on prenait de l’altitude tant le dénivelé est étendu. En roulant vers BRYCE CANYON, on avoisine les 2800 mètres.

On pose les valises au RUBY’S INN et on entre dans BRYCE CANYON. Premier point de vue près du parking, mais c’est si beau qu’on n’a pas envie de reprendre les engins à moteur, on préfère marcher, petite rando autour du Canyon, deuxième point de vue. 

Où se trouve le steakhouse ? A gauche ! Non à droite ! Au bord de la route, non c’est pas le bon ! Mais si, c’est ici, on rentre et on ressort. Quelle honte ! Qui est plié en deux de rire ? On en essaie un autre, bof, des sandwichs ! Non, retournons au premier. 

On s’est trompé, c’était pas ici.

Une petite ice-cream pour clôturer ? 

 

Attention avant dernier jour, mercredi 8 juin 2011 :

ZION NATIONAL PARK est le seul canyon qui se visite par le bas. On entre en voiture et on suit une route sinueuse au milieu des roches, toujours aussi ocres, et hop ! Un tunnel et nos yeux s’élargissent en en sortant, c’est waouah, comment dire, scotchant. On a trouvé le parking, la shuttle nous attend. En route pour EMERALD POINT, petite rando, pic-nic sous les arbres à 7, parce qu’un copain écureuil nous a rejoint. IT IS FORBIDDEN TO FEED WILDLIFE mais tant pis, on n’a pas compris.

Qu’est-ce qu’ils sont voraces ces TIC et TAC américains ! 

 

Retour à la shuttle.

Direction ST GEORGES. La piscine est bénite, les machines à laver aussi. On sort pour faire les boutiques, il n’y en a pas. On boit donc l’apéro en piscine. Le resto italien semble intéressant. La pizza est bonne, le vin aussi, les raviolis, la salade verte, ok. Toute le reste, trop copieux et bizarre. Non merci pas de dessert, on va rentrer, non, on trouve un bar. Il y a beaucoup de jeunesse, quelques chanteurs et guitaristes qui passent chacun leur tour. Une table de billard avec une jeune fille bien faite, blondinette et tatouée, de quoi réveiller nos garçons qui se mettent à jouer. Tiens un copain s’approche ! Il veut jouer avec eux. Timothy, barbiche et gros bide. Sympas, il sait dire « Bonjour, je m’appelle Timothy » en français et ça le fait marrer. Un tête à tête USA vs France ; La France a perdu. Ce n’est pas grave, ce sera pour la prochaine. Allez, au dodo, avant que John ne réclame sa partie.

 

Last but not least, jeudi 9 juin 2011 :

Départ de St GEORGES par l’autoroute, monotone mais il faut bien avancer. Puis, on en sort pour rejoindre un paysage désertique, retour vers le NEVADA. On longe LAKE MEAD. Oh ! Un mouflon ! Oups, des petits écureuils qui traversent, affolés, la route au goudron surchauffé ! La terre est sèche, les collines colorées, le soleil de plomb. Elle paraît longue cette route, mais elle est si belle, et si on s’était trompés ? Non, c’est le bon chemin, on entre dans VEGAS, groupés.

 

Direction les OUTLETS ces magasins d’usines où les prix sont motivants, et avec le change, en plus, on gagne 30%. Et vas-y que je dévalise les boutiques. On se retrouve pour déguster un bon sandwich américain, c’est le bonheur. Plus besoin d’acheter des souvenirs, tout y est. 

Bon, on va les rendre au loueur ces Harleys ? 

Quant à nous, on est partis en direction de l’aéroport pour y déposer la Mustang, avec un sanglot coincé dans la gorge, une larme retenue au bord du cil. On prend un taxi pour rejoindre les ex-bikers à l’hôtel PARIS. A la réception, on réserve le restaurant pour le soir, SMITH AND WOLLENSKI, un fameux steakhouse. La chambre est belle, on s’y installe. Puis, on rejoint nos copains à la piscine, qu’il est bon ce dernier bain. 

Ballade dans VEGAS sous les néons. Y en a marre de ces latinos qui proposent des filles pour la nuit ! 

Le resto, à tomber par terre, la viande inoubliable, un goût incroyable. Dernière belle soirée, nous faisons les boutiques au retour.

 

Voilà c’est fini. Voyage merveilleux qui nous a conduits au fin fond de l’ouest américain, à la rencontre de paysages somptueux, majestueux, préservés, témoins du temps qui passe, des hommes qui les traversent à pieds, à cheval, en diligence, en train, en Mustang et en Harley Davidson. Pas peu fiers de l’avoir fait. La mythique Route 66 est telle qu’on l’imaginait, gardienne d’une certaine vision de la liberté au travers de la conquête des grands espaces. Nous les avons conquis, ils nous l’ont bien rendu.

 

 

 

...................Fermez les paupières

Voir les commentaires

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Voyages

Repost0

Publié le 10 Décembre 2019

Quelques photos de la Route 66 en 2011. Du désert à la glace, des strates de roches colorées, l'ocre, le vert, le bois mort, les longues routes droites, les villages western, les boutiques vintage, les ballots d'herbes sèches qui roulent sur le sol brûlant. Un extrait d'Amérique, comme on les aime tant.

Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66
Get your kicks on route 66

Voir les commentaires

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Voyages

Repost0

Publié le 9 Décembre 2019

Envie de paysages grandioses au bord de l'océan Pacifique...

DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014
DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014
DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014
DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014
DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014
DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014
DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014
DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014
DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014
DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014
DE SAN FRANCISCO A LOS ANGELES - BIG SUR par la route 1-2014

Voir les commentaires

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Voyages

Repost0