Publié le 19 Mai 2020

Nuit 2 : 7 avril, 00h01 

Marc se tient à la même place que la veille, accroupi au-dessus d’un cadavre qui n’est plus là, emporté par le médecin légiste dans sa camionnette frigorifique. Marc est probablement revenu ici pour « respirer » les lieux, comme il dit. La douleur laisse toujours une trace. La peur, au même titre que le sang imbibe les tissus, libère des ondes presque palpables. Sur les lieux d’un acte barbare, l’intensité des émotions et des sentiments est telle qu’elle imprègne la matière. La volonté morbide est si forte, comme l’espoir de survivre, qu’ils s’enracinent, pour un temps, dans les éléments solides du décor. Ici, en campagne, Marc va ressentir tout cela en touchant l’herbe, en humant l’air, en malaxant la terre, en se couchant à la place du cadavre pour laisser les vibrations, encore présentes, le pénétrer.

Il va tenter de revivre le meurtre de la jeune fille. C’est pour ça qu’on le paie. 

— Parles-moi, Cindy ! dit-il à haute voix.

L’image devient floue.

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Séries fantastiques

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Publié le 18 Mai 2020

" Mes rêves transfigurent le futur." 

Marc Transsvert.

 

Nuit 1 : 6 avril, 00h01 

Marc se voit en train d’effleurer du bout des doigts les cheveux d’une jeune fille, allongée dans un près. Elle porte à son cou une médaille où est gravé son prénom : Cindy. Elle a la tête posée sur son coude replié. Un bouton de son chemisier a sauté, laissant apparaître la dentelle souillée de son soutien-gorge. Elle a perdu sa jupe et son slip est déchiré. 

Le regard de Marc s’arrête un instant sur la chaînette, incrustée dans la chair enflée de la cheville gauche. Cindy a dû courir et tomber, se dit-il. Puis, il analyse la posture du corps et en déduit que le tueur est un pervers bien ordonné, qui a pris soin de mettre en scène sa victime. On la dirait endormie gentiment dans l’herbe. Si ce n’était le sang, répandu sur sa peau hâlée et la plaie béante qui fend son abdomen, on pourrait la croire en pleine sieste, par ce bel après-midi d’été. 

Toujours le même modus operandi.

— Le médecin légiste est là ! indique le gendarme à côté de lui.

Marc se redresse. Il n’a pourtant pas envie de quitter la petite. Ses joues possèdent encore des rondeurs enfantines et son vernis à ongles a une couleur de bonbon acidulé. Il jette un regard alentours, tous les yeux sont braqués sur lui. Sa réputation l’a précédé. Certains attendent son verdict, d’autres ont ce petit air narquois qui en dit long. Marc en a ras le bol de leur scepticisme. Il est le meilleur dans ce qu’il fait. Il le leur prouvera.

L’image devient floue

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Séries fantastiques

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Publié le 10 Mai 2020

L’œil hagard, Rodolph déambule sous un soleil de plomb. Il vient de prendre conscience qu’il est vivant. Mais la chaleur écrase ses pensées. Une question en émerge : que fait-il là ? Autour de lui, c’est la rase campagne, terre craquelée et herbes folles. Le panneau indique Carraire de Fontvieille, commune de Saint Cyr sur Mer. Il réalise qu’il a soif en faisant claquer sa langue contre son palais. Soudain, il sent la brûlure du bitume sous ses pieds nus. Il sautille. Il ne s’était pas rendu compte qu’il n’avait pas de chaussures. Il baisse la tête et constate qu’il est en maillot de bain ??? Puis, les douleurs ne tardent pas à se faire sentir : le dos, le ventre, la mâchoire. Rodolph passe ses mains sur toutes les parties de son corps qui le font souffrir. En fait, il a mal partout. Tabassé. Il ne s’en souvient pas, mais il est sûr d’avoir été frappé. Un direct en pleine face, la raison de son nez cassé. Le goût du sang dans la bouche se révèle à lui. Tout devient insupportable, tout à coup. Le jeune homme tombe à genoux. Peut-être va-t-il mourir ici ? Une voiture arrive au loin…

Madame Berniest a pilé. Un monstre ! Elle rajuste ses lunettes. Avec sa cataracte... Pourtant, c’est bien un monstre, couvert de sang. Elle enclenche la marche arrière, mais elle ne sait pas conduire à l’envers et heurte, de plein fouet, l’enclos réservé aux containers à poubelles. Secouée par le choc, son cœur bat la chamade. Madame Berniest regarde à nouveau le monstre qui rampe sur le chemin goudronné, à présent. Vite, son téléphone portable ! Elle appuie sur la touche « Gérard ». Son mari ne répond pas. Sa fille… elle tombe sur sa messagerie. Il lui reste les secours. Après tout, personne ne va la prendre pour une folle, cette fois. Les gendarmes lui sourient gentiment quand elle vient porter plainte parce que des rôdeurs tournent autour de sa maison. Non pas qu’ils ne la prennent pas au sérieux. Ici au village, il arrive souvent que des malfrats repèrent les maisons avant de les cambrioler. Ce qui rend les gendarmes sceptiques et compatissants, voire condescendants, c’est qu’elle affirme avoir vu les rôdeurs descendre d’un engin volant non identifiable, qui se serait posé dans le champ, à côté de chez elle.

Rodolph, couché à plat ventre sur le sol brûlant, roule sur lui-même et finit péniblement par se relever. La voiture en face de lui n’a pas bougé. Il adresse un signe à l’ombre qui se cache derrière le volant. Rien ne se passe. Rodolph se met à marcher plus vite, sur le bas-côté, dans la terre. Quand il pose ses deux mains sur le capot bouillant, il aperçoit le visage figée d’une vieille dame. La bouche à demi ouverte, les yeux fermés. On dirait qu’elle est évanouie. Avec cette chaleur, pas étonnant, pense le jeune homme. Il ouvre la portière. La vieille dame demeure immobile. Rodolph lui touche l’épaule. Inerte. Il voit le téléphone dans sa main droite et se penche pour l’attraper. La femme se met à hurler dans son oreille. Rodolph fait un bond en arrière et tombe à la renverse. La vieille dame crie sans discontinuer. Le jeune homme tente de la calmer les mains en avant. Elle le regarde avec des yeux exorbités. Pourquoi lui fait-il aussi peur ? Il se penche pour voir son propre reflet dans le rétroviseur extérieur. Il crie à son tour. 

Madame Berniest a ôté sa ceinture de sécurité, elle descend de voiture avec difficulté. Le monstre se tient la tête entre les mains et se lamente. Elle en profite pour s’éloigner en claudiquant. La chaleur l’étouffe, elle a du mal à respirer. Il lui faut trouver du secours rapidement. La maison en bord de route semble vide. Parviendra-t-elle jusqu’au village ? Madame Berniest commence à douter de ses forces vitales. Elle se retourne, le monstre ne la suit pas. Elle reprend son souffle. Il est peut-être inoffensif, finalement. Pourtant, dans tous films qu’elle a vus ou tous les livres qu’elle a lus, les extra-terrestres apparaissent, le plus souvent, malveillants. À moins que ce dernier n’ait été rejeté par ses pairs et qu’il erre sur la terre sans savoir à quelle communauté il appartient. Madame Berniest finit par éprouver un peu de sympathie à l’encontre du monstre qui se trouve de nouveau à quatre pattes par terre. Il est en train de vomir du liquide verdâtre.

La petite fourgonnette s’arrête au niveau de Madame Berniest. 

— Gendarmerie Nationale, Madame, énonce l'officier. 

— Ah, ben vous tombez bien, vous !

Il enchaîne :

— C’est pas raisonnable de marcher sous ce soleil, vous devriez rentrer chez vous et boire. Est-ce que vous buvez régulièrement. La déshydratation…

— Mais vous allez vous taire ! Là-bas regardez, y’a un monstre !

Le gendarme aperçoit une silhouette qui se remet debout. Il fait signe à son collègue de redémarrer. Arrivé au niveau des containers à poubelle, il demande :

— Qu’est-ce que vous faites là, Monsieur…

Il ne termine pas sa phrase. L’inconnu vient de lever la tête vers lui.

Rodolph a repris tous ses esprits. La plage, les cocktails, la fille, l’amour, encore l’alcool puis, la pilule blanche, le mauvais délire… Au cours d'hallucinations aiguës, il a imaginé qu’on l’avait kidnappé. Il a vu des êtres étranges le mettre sur une table d’examen, lui poser des électrodes bizarres un peu partout, il criait et se débattait et a reçu des coups. Mais tout ça n’était qu’illusion, se convainc-t-il. Il a eu peur en se voyant dans le rétroviseur parce qu’il n’a plus visage humain. Sûrement qu’il a dû se cogner partout dans sa confusion mentale. Il va expliquer tout ça au gendarme qui est sorti de son véhicule pour s'approcher de lui. L’officier semble pétrifié de peur. Il agrippe son arme en tremblant et la pointe sur lui. "Bon sang ! Il s’agit juste de la gueule d’un mec qui a fait un bad trip !" songe Rodolph agacé. 

— Qu’est-ce… qu’est-ce que vous êtes ? bégaie le gendarme.

— Ben quoi ? Un homme, répond Rodolph.

— Non, votre tête ressemble à une tête de… mante religieuse.

 

Très haut dans le ciel, dans un drôle d'appareil volant, deux êtres observent l’événement avec attention. L’un dit à l’autre :

— Ils ne sont pas encore prêts.

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 10 Mai 2020

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Citations

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Publié le 9 Mai 2020

Madame Berniest a ôté sa ceinture de sécurité, elle descend de voiture avec difficulté. Le monstre se tient la tête entre les mains et se lamente. Elle en profite pour s’éloigner en claudiquant. La chaleur l’étouffe, elle a du mal à respirer. Il lui faut trouver du secours rapidement. La maison en bord de route semble vide. Parviendra-t-elle jusqu’au village ? Madame Berniest commence à douter de ses forces vitales. Elle se retourne, le monstre ne la suit pas. Elle reprend son souffle. Il est peut-être inoffensif, finalement. Pourtant, dans tous films qu’elle a vus ou tous les livres qu’elle a lus, les extra-terrestres apparaissent, le plus souvent, malveillants. À moins que ce dernier n’ait été rejeté par ses pairs et qu’il erre sur la terre sans savoir à quelle communauté il appartient. Madame Berniest finit par éprouver un peu de sympathie à l’encontre du monstre qui se trouve de nouveau à quatre pattes par terre. Il est en train de vomir du liquide verdâtre.

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Séries fantastiques

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Publié le 6 Mai 2020

Rodolph, couché à plat ventre sur le sol brûlant, roule sur lui-même et finit péniblement par se relever. La voiture en face de lui n’a pas bougé. Il adresse un signe à l’ombre qui se cache derrière le volant. Rien ne se passe. Rodolph se met à marcher plus vite, sur le bas-côté, dans la terre. Quand il pose ses deux mains sur le capot bouillant, il aperçoit le visage figée d’une vieille dame. La bouche à demi ouverte, les yeux fermés. On dirait qu’elle est évanouie. Avec cette chaleur, pas étonnant, pense le jeune homme. Il ouvre la portière. La vieille dame demeure immobile. Rodolph lui touche l’épaule. Inerte. Il voit le téléphone dans sa main droite et se penche pour l’attraper. La femme se met à hurler dans son oreille. Rodolph fait un bond en arrière et tombe à la renverse. La vieille dame crie sans discontinuer. Le jeune homme tente de la calmer les mains en avant. Elle le regarde avec des yeux exorbités. Pourquoi lui fait-il aussi peur ? Il se penche pour voir son propre reflet dans le rétroviseur extérieur. Il crie à son tour. 

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 6 Mai 2020

Madame Berniest a pilé. Un monstre ! Elle rajuste ses lunettes. Avec sa cataracte... Pourtant, c’est bien un monstre, couvert de sang. Elle enclenche la marche arrière, mais elle ne sait pas conduire à l’envers et heurte, de plein fouet, l’enclos réservé aux containers à poubelles. Secouée par le choc, son cœur bat la chamade. Madame Berniest regarde à nouveau le monstre qui rampe sur le chemin goudronné, à présent. Vite, son téléphone portable ! Elle appuie sur la touche « Gérard ». Son mari ne répond pas. Sa fille… elle tombe sur sa messagerie. Il lui reste les secours. Après tout, personne ne va la prendre pour une folle, cette fois. Les gendarmes lui sourient gentiment quand elle vient porter plainte parce que des rôdeurs tournent autour de sa maison. Non pas qu’ils ne la prennent pas au sérieux. Ici au village, il arrive souvent que des malfrats repèrent les maisons avant de les cambrioler. Ce qui rend les gendarmes sceptiques et compatissants, voire condescendants, c’est qu’elle affirme avoir vu les rôdeurs descendre d’un engin volant non identifiable, qui se serait posé dans le champ, à côté de chez elle.

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 5 Mai 2020

Sept choses qui affectent votre fréquence vibratoire du point de vue de la physique quantique.

Vibration, en physique quantique, signifie que tout est énergie. Nous sommes des êtres vibrants sur certaines fréquences. Chaque vibration équivaut à un sentiment et dans le monde "vibrationnel", il n'y a que deux espèces de vibrations, positives et négatives. Tout sentiment vous fait émettre une vibration qui peut être positive ou négative.

1/ Les pensées

Toute pensée émet une fréquence vers l'univers et cette fréquence retourne vers l'origine. Dans ce cas, si vous avez des pensées négatives, de découragement, de tristesse, de colère, de peur, tout cela revient vers vous. C'est pour ça qu'il est si important que vous preniez soin de la qualité de vos pensées et appreniez à cultiver des pensées plus positives.

2/ Les compagnies

Les personnes autour de vous influencent directement votre fréquence vibratoire. Si vous vous entourez de personnes joyeuses, positives et déterminées, vous entrerez également dans cette vibration. Maintenant, si vous vous entourez de personnes se plaignant, médisantes et pessimistes, soyez prudent ! En effet, elles peuvent diminuer votre fréquence et, par conséquent, vous empêcher d'exploiter la loi de l'attraction en votre faveur.

3/ La musique

La musique est très puissante. Si vous n'écoutez que de la musique qui parle de mort, de trahison, de tristesse, d'abandon, tout cela va interférer avec ce que vous vibrez. Faites attention aux paroles de la musique que vous écoutez, elle pourrait diminuer votre fréquence vibratoire. Et ,rappelez-vous : vous attirez exactement ce que vous vibrez dans votre vie.

4/ Les choses que vous regardez

Lorsque vous regardez des programmes qui traitent de malheurs, de morts, de trahisons, etc. votre cerveau accepte cela comme une réalité et libère toute une chimie dans votre corps, ce qui affecte votre fréquence vibratoire. Regardez des choses qui vous font du bien et vous aide à vibrer à une fréquence plus élevée.

5/ L'ambiance

Que ce soit à la maison ou au travail, si vous passez beaucoup de temps dans un environnement désorganisé et sale, cela affectera également votre fréquence vibratoire. Améliorez ce qui vous entoure, organisez et nettoyez votre environnement. Montrez à l'univers que vous êtes apte à recevoir beaucoup plus. prenez soin de ce que vous avez déjà.

6/ La parole

Si vous prétendez ou que vous parlez mal des choses et des gens, cela affecte votre fréquence vibratoire. Pour maintenir votre fréquence élevée, il est essentiel d'éliminer l'habitude de se plaindre et de mal parler des autres. Alors évitez les drames et la victimisation. Assumez votre responsabilité pour les choix de votre vie !

7/ la gratitude

La gratitude affecte positivement votre fréquence vibratoire. C'est une habitude que vous devriez intégrer maintenant dans votre vie. Commencez à remercier pour tout, pour les bonnes choses et ce que vous considérez comme de mauvaises choses, remerciez pour toutes les expériences que vous avez vécues. la gratitude ouvre la porte pour que les bonnes choses arrivent positivement dans votre vie.

Jérémy Défontaine - Ô Choeur de l'Âme.

 

 

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Sagesse

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Publié le 17 Mars 2020

En ces temps difficiles, nous nous rendons compte à quel point nous sommes dépendants les uns des autres, pour le meilleur et pour le pire. Chacun de nous se trouve aujourd'hui responsable de la vie d'une ou de plusieurs personnes. Cela a toujours été le cas mais, depuis peu, cela se ressent d'une manière accrue. Il s'agit peut-être d'une leçon, pour nous rappeler qu'il n'y a pas plusieurs humanités, il n'y en a qu'une et à l'intérieur, nous sommes tous liés les uns aux autres : les inconscients et les héros qui sauvent nos vies. Ceux-là n'ont pas signé chez Marvel, mais chez Hyppocrate. Je me dis que si nous sommes tous liés, nous sommes tous pareils, nous sommes tous égaux et tous des héros. J'ai bon espoir qu'avec une dose de résistance, un brin d'abnégation, une pincée de dévouement et beaucoup d'amour, nous allons triompher de ce vilain virus. Il n'est pas né celui qui va terrasser notre formidable machine humaine. Nous en sortirons différents, grandis, super conscients que la vie est précieuse et qu'il faut tout faire pour la préserver. Si je pouvais me permettre un conseil, je dirais : surtout, ne l'oublions jamais. 

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Humeurs

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Publié le 17 Février 2020

"Sans amour, la liberté n'est qu'une idée sans la moindre valeur"

Krishnamurti

Vous sentez-vous libre, aujourd'hui ?

 

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Divers écrits

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