Publié le 22 Juillet 2021

La terre tourne sur elle-même, tout en exécutant une ronde autour du soleil. Ballotés dans ce manège infernal, nous tentons de garder le cap. Mais comment suivre une ligne droite, qui partirait d’un point A vers un point B, quand les circonvolutions de notre planète nous ramènent toujours au point A ? On tourne en rond ! Pourtant, ce n’est pas l’impression que la vie nous donne. De notre naissance à notre mort, nous suivons un chemin. Il n’emprunte pas toujours une voie rectiligne, souvent il y a des courbes, mais en tout cas, c’est un tracé qui nous éloigne du passé pour nous conduire vers l’avenir. Bizarre ! À vrai dire, je me demande si l’enfant que j’étais sera si éloignée de la digne vieille dame que je serai. Moi qui n’ai jamais vraiment grandi. En tout cas, cela me fait penser que nous courons pour rien, vers quelque chose qui n’existe pas. La vie, c’est un peu comme si l’on montait dans la grande roue. On embarque et on débarque au même endroit. Entre temps, on est monté très haut, avec une sensation de vertige. On est soulagés quand ça redescend. Ou bien, c’est peut-être un triangle isocèle. Naissance au point A, on tire une droite vers le point B (youpi ! on domine tout) et on chute vers le point C. A et C sont très proches à la base. Bref, la terre reste ronde, elle tourne, tourne, et tourne encore. Je ne sais plus où se trouve le début et où se cache la fin. Qu’est-ce que je fais là ? Je me balance entre jeunesse et vieillesse, entre il faudra et il fallait, entre le plus dur reste à faire et le plus dur est passé. Comme la jupe d’une fillette qui fait des pirouettes, la vie ondule, virevolte, tombe et de nouveau se relève au rythme du souffle de l’enfant. Elle est colorée, noire ou blanche, fabriquée dans un tissu léger, ou plus épais. Elle a du mal à décoller ou s’envole au moindre tourniquet. À quoi bon se prendre la tête ? Vivre et aimer, vivre et aimer, vivre et aimer…

Cathy dSC

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Humeurs

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Publié le 16 Juillet 2021

 J'ai commencé à écrire à l'âge de 25 ans. C'était une nouvelle policière. Je l'ai trouvée ratée. Seul un couple d'amis m'a assuré qu'il y avait du potentiel (merci Nadine et Christophe). Potentiel = talent = inné = quelque chose de bien caché en moi qui voulait émerger, mais je n'y croyais pas vraiment. J'aimais lire des romans et j'aimais aller voir des films au cinéma. Je n'étais pas pour autant une dévoreuse de bouquins ni une passionnée du 7e art. Je n'ai pas fait d'études supérieures en littérature. Il me semblait que cela était la base pour commencer à écrire. Alors, les années ont passé. Tout de même, une petite voix me susurrait à l'oreille que je ne perdrais rien à me lancer, et que si j'étais faite pour ça, peu importait les diplômes et les facilités d'écriture. Alors, j'ai écrit des nouvelles (une bonne vingtaine) des romans (trois). J'ai tenté ma chance auprès des grands éditeurs. Évidemment, tout le monde connaît le parcours du combattant de l'édition : lettres de refus sur lettres de refus. À l'époque, pas de réseaux sociaux, uniquement des envois papier par la poste qui coûtent cher. De nouveau, je me suis découragée. J'ai demandé à la petite voix de la fermer pour de bon. La vie avait bien d'autres choses à m'apporter : une famille, des amis, des voyages... J'étais comblée. Oui, mais non. J'éprouvais un manque. Ce n'est pas que je n'étais pas heureuse, c'est que j'étais incomplète. Alors, je me suis mise face à l'écran, j'ai réfléchi à ce qu'il me plairait de raconter. Quels étaient mes intérêts, mes connaissances, mes passions ? J'ai découvert que l'univers dans lequel je me sentais le mieux était l'imaginaire. Je me suis rendu compte que mon imagination était débordante, peu liée à ma réalité d'adulte, mais plutôt à mes rêves d'enfants. Je suis allée chercher au fond de moi le souvenir de ce qui m'avait le plus marqué dans mes lectures : l'aventure, l'amour, l’amitié et les énigmes. Tout cela mâtiné de mystères, de féérie, d’épopées, de nobles héros, de jeunes filles intrépides, d’humour et de sagesse. Je tenais là le cadre. À ce moment-là, mes lectures étaient orientées vers le développement personnel, la spiritualité et la Fantasy bien sûr. Il y avait un terreau à exploiter. Il ne me restait plus qu'à dérouler mon récit. J'ai écrit, réécrit, rééécrit, etc. jusqu'à ce que Les Gardiens de l'Équilibre aient une âme. Ils l'ont obtenue en étant remarqués par un cabinet d'édition. J'ai été émue par les retours qui m'ont été faits après la parution du livre.

Lorsqu'on élabore un roman, quel est l'objectif ? Plaire ? Être admiré(e) ? Devenir riche et célèbre ? Tout cela est factice, pas assez consistant pour me satisfaire. Non, ce qui m'anime, c'est l'envie de partager ma vision du monde. J'ai envie de transcender la réalité, d'embarquer avec moi tous les lecteurs qui ont envie et besoin d'évasion. Ceux qui, comme moi, ont plus l'impression d'être ailleurs qu'ici, ceux qui rêvent aussi facilement qu'ils pensent, ceux qui croient plus en l'amour éternel, qu'en la haine fugace, ceux qui aiment les histoires sans fin. Je suis une conteuse d'histoires. J'adore prendre le lecteur par la main et lui dire : viens, je t'emmène dans l’invisible. Ce que je vais te raconter n'existe pas, mais qui sait si le monde dans lequel tu vis existe bien ? Et si...   

Cathy dSC.

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Divers écrits

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