Articles avec #les gardiens de l'equilibre tag

Publié le 14 Septembre 2020

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Les Gardiens de l'Équilibre

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Publié le 8 Juillet 2020

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Les Gardiens de l'Équilibre

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Publié le 21 Juin 2020

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Le jeune Cox marche en regardant par-dessus son épaule. Il vient de laisser la forêt de Brizon derrière lui. Le soleil se lève à peine et la petite troupe reprend la route après avoir dormi dans un champ tout proche de la forêt. Même si rien d’inhabituel ne s’est produit derrière les arbres resserrés, Cox demeure inquiet. Il a cru entendre des cris de femmes, la veille au soir, et il a eu du mal à s’endormir. Le jeune homme est maigre et paraît dégingandé tant il a de longues jambes fines. Il a pour habitude de faire des grands pas, mais, là, il semble les retenir. 

Kerji le précède.

— Arrête de lambiner, Cox. Mon frère s’impatiente. 

Crasdon, en bon chef de file, est devant tout le monde. Il a ôté sa chemise en lin teintée de bleu et avance torse nu. Il s’est retourné puis a ralenti le pas pour jeter un coup d’œil à ses hommes. Orne vient à sa suite, son odeur le précède. Crasdon pince le nez quand il arrive à sa hauteur. 

— Plus haut, nous allons parvenir à une rivière et chacun de nous va y tremper quelques temps avant de reprendre notre marche. 

Dragean sourit en comprenant l’allusion, alors qu’Orne bougonne dans sa barbe. Jeanis et Roumis, toujours inséparables, progressent d’un pas lent.

— La chaleur, ça fatigue ! lance Crasdon, narquois. 

Roumis, le front en sueur, lui jette un regard par en-dessous.

— On n’aurait jamais dû emmener ce gamin, fait Jeanis en désignant Cox, en bas de la pente.

— Au moment où nous aurons du mal à gravir les montagnes parce que nous sommes plus lourds et plus vieux, nous verrons Cox et Kerji devant nous. Alors, tu ne parleras plus ainsi. 

Jeanis lève les yeux au ciel et hausse les épaules.

Crasdon sait que la partie la plus facile de leur périple vient de s’achever. À peine la forêt de Brizon dépassée, c’est l’inconnu qui les attend. Rares ont été les hommes à s’engager aussi loin. Kerji lui a dit ce que Télian raconte sur son ancêtre, Zillian, l’Aventurier. Le troisième Gardien était parti dans les montagnes de Silvera à la recherche de Kalia, à la Clôture trois cent cinquante et un. La croyant prisonnière, il pensait pouvoir la délivrer. En fait, comme toutes les compagnes de tous les Gardiens jusqu’à présent, elle avait tout bonnement disparu, corps et Substance. Zillian avait tout de même attendu que son fils soit en âge de le remplacer avant de se lancer dans cette quête. Il était revenu deux Clôtures plus tard à moitié fou. Il délirait en racontant des tas de choses incohérentes. Il aurait vu des êtres de très grande taille qui ne parlaient pas avec leur bouche, mais s’adressaient à lui directement dans ses pensées. Ils n’étaient pas faits de chair et de sang, ils n’étaient que de simples images. Ils pouvaient se transformer en fumée ou en quelque chose de terrifiant pour Zillian. Comme des monstres à plusieurs têtes ou qui crachaient du feu. Ils se faisaient appeler « Êtres ultimes ». Zillian avait dit avoir été attaqué par de grands oiseaux aux yeux verts. Il avait donné tout un tas de détails plus extraordinaires les uns que les autres. Il avait exhorté tous les villageois à se méfier des Êtres ultimes. Leurs pouvoirs étaient si étendus qu’ils pouvaient complètement changer l’esprit des hommes. Zillian avait ensuite erré longtemps dans les rues de son village en importunant les villageois avec ses histoires, les attrapant par le col et les obligeant à écouter toutes ses mises en garde. Dovian, son fils, dû prendre la relève de son père et devenir le quatrième Gardien de l’Équilibre. Personne ne faisait plus confiance à Zillian pour assurer ce rôle. Ce dernier avait fini par mourir de solitude et de chagrin. 

 

Crasdon pense que Zillian n’était pas fou, juste crédule et très perturbé par son aventure. Il se dit que s’il n’a pas réussi à découvrir qui sont vraiment ces Êtres ultimes, c’est parce que personne ne l’a soutenu dans cette quête. Crasdon lui, a le sentiment que si Dieu Créatif s’est emparé de ses rêves en lui demandant de rejoindre ces êtres supérieurs, c’est que, d’une part, cette rencontre est nécessaire et que d’autre part, Dieu Créatif va forcément l’aider dans cette aventure. Mais Crasdon a hérité du scepticisme de son père Gasde ; il s’interroge sur les véritables pouvoirs de Dieu Créatif. « Sera-t-il capable de manifester son aide concrètement pour nous protéger, mes hommes et moi des dangers des montagnes ? »

Puis Crasdon quitte ses pensées inquiètes. Il lève les yeux et aperçoit les pics enneigés. Il a bien fait d’emporter des peaux de gouzons pour résister au froid. La neige n’est tombée qu’une seule fois au village en quarante et une Clôtures et elle n’avait pas tenu très longtemps. 

— Crasdon, mon frère, pardonne la lenteur de Cox. Il a cru entendre un cri de femme dans la forêt de Brizon hier soir et depuis, il est inquiet, explique Kerji.

— On ne sait pas ce qui se passe à l’intérieur de cette forêt et c’est bien mieux ainsi. Lulian a vraisemblablement fini par y pénétrer. J’espère que ce n’est pas lui qui a fait crier cette femme, dit Crasdon en riant. (...) 

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Les Gardiens de l'Équilibre

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Publié le 10 Juin 2020

Comment est née l'idée du roman : Les Gardiens de l'Équilibre ? 

Au cours de l'année 2017, une maison d'édition nommée Les Deux Crânes — qui vient juste d'être créée — lance un concours de nouvelles pour marquer le début de son aventure. Je décide d'y participer. Le thème : "Les deux crânes", bien sûr.

Je rédige donc une petite histoire dans le genre fantasy, de 8000 signes maximum (espaces comprises), selon les consignes. C'est la première fois que je me frotte à cet univers qui m'inspire très fortement. Pourquoi ne l'ai-je pas fait avant ? Mystère. Bref, cette nouvelle s'intitulera : Les Deux Crânes de Brizon. C'est le récit d'une quête. En effet, le jeune Lulian, septième Gardien de l'Équilibre, a décidé de partir à la recherche de son ami Pécanis, disparu il y a huit Clôtures, dans la forêt de Brizon. Ces bois renferment sorcellerie et maléfices. Pour éviter que le mal n'en sorte, les arbres ont été resserrés : ils sont comme agglutinés les uns aux autres. Ainsi, personne ne peut s'en échapper ni même y pénétrer, sauf un enfant comme Pécanis, à l'époque. Selon la légende, il y a pourtant un moyen d'ouvrir un passage assez grand entre les troncs d'arbres. Il s'agit de trouver deux crânes, ensevelis tout près, et de les tenir face à la forêt. Si Lulian a à cœur de rejoindre son ami dans les bois, il n'en reste pas moins motivé à revoir celle dont il est toujours amoureux : Célinda. Elle a fui avec Pécanis. Que sont devenus les deux enfants, âgés de vingt Clôtures à présent ?

Ma nouvelle s'adressait à un jeune public. Elle n'a pas intéressé le comité de lecture de la maison d'édition et n'a pas été retenue. Cela ne m'a pas découragée. J'ai vu plus grand en me disant que je pourrais écrire un roman qui aurait pour premier chapitre cette nouvelle. Mais de quel sujet allais-je traiter ? Les rites de passage de l'adolescence à l'âge adulte, dans un univers fantastique peuplé de monstres, de sorcières et de dragons ? Pourquoi pas ; c'était un bon début. Mais il fallait que l'histoire repose sur un thème plus profond, plus large que le simple fait de grandir.

L'actualité dans les journaux ou sur internet, quelle soit sociale ou politique, nationale ou étrangère ne montre pas toujours la face lumineuse de l'être humain. Souvent, elle regorge de faits divers qui nous inspirent des doutes quant à ce qui reste de bon, de généreux ou de charitable en nous. Je me suis demandé ce que pouvai(en)t en penser notre ou nos créateur(s). Est-ce que nous méritions encore d'être sauvés ? Ou bien, celui ou ceux qui ont présidé à notre naissance ont-ils abandonnés la partie ? Voilà comment m'est venue l'idée que l'être humain, dans mon univers fantastique, avait pu être créé par des êtres supérieurs pour ensuite être renié et abandonné par eux. 

Le plan du roman, Les Gardiens de l'Équilibre venait de voir le jour dans mon imagination : 

- Y-a-t-il quelqu'un au-dessus de nos têtes, qui, plein de bonne volonté, est là pour nous soutenir ? Qui est-ce ? Un être supérieur ? En quoi ? D'où vient-il ? Quels sont ses pouvoirs ? Ou bien, sommes-nous des laissés pour compte qui ne méritons plus son attention ? Si nous avons des failles, qu'est-ce qui n'a pas fonctionné dans notre conception ? Atteindrons-nous un jour un grand niveau de spiritualité ? Et est-ce vraiment le but recherché ? Ferons-nous enfin triompher le bien ou plongerons-nous peu à peu vers le chaos ? Qu'est-ce que le bien ? Sommes-nous seuls à avoir été créés ainsi ? Que pourrions-nous faire jaillir de cet amalgame : corps, âme et esprit, qui non seulement justifierait notre présence mais aussi nous ferait briller telles des étoiles ? Cela commencerait-il par le fait de trouver par soi-même un équilibre ?    

La quête de Lulian ne sera pas simple. Elle ne s'arrêtera pas quand il aura trouvé Pécanis, bien au contraire : c'est à partir de là qu'elle va commencer. Il ne sera pas seul à chercher des réponses. D'autres personnages vont entrer en jeu et chacun de son côté va prendre un chemin pour tenter de trouver sa vérité. J'ai voulu créer des personnages de tous âges, montrer qu'on peut chercher quelque chose tout au long de sa vie, parfois le trouver et parfois échouer. J'ai souhaité parler de nos défauts, de nos qualités et de ce qu'on pouvait en faire. 

Les Gardiens de l'Équilibre sont là pour veiller à ce que les êtres humains ne perdent pas de vue que basculer vers le côté sombre est très facile. Ils protègent, éduquent et cherchent à ce que la Lumière jaillisse dans l'esprit de chacun. Ils ont pour mission de favoriser, soutenir et comprendre l'évolution des hommes. Ils doivent leur montrer comment s'adapter à un monde qui change sans cesse, comment trouver un équilibre dans cette dualité qui les compose. Entre ce besoin impérieux de se mettre en sécurité, d'assurer sa survie, et en parallèle, cette capacité à s'autodétruire, à tout détruire.    

Gros challenge ! À travers cette folle aventure que sera cette trilogie, j'espère ouvrir un tout petit espace de réflexion sur le sujet qui précède. J'aimerais contribuer, modestement, à un effort de pensée positive dans la réalité fragile, remplie de peurs et de menaces, mais aussi pleine d'amour, qui nous entoure : le monde dans lequel nous vivons.      

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Les Gardiens de l'Équilibre

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