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Publié le 2 Décembre 2019

C'est le prix Goncourt 1994. Alors, vous allez peut-être penser qu'il s'agit de littérature pure et ennuyeuse. Mais PAS du tout. On rit du début à la fin. L'histoire ne devrait pas prêter à sourire, parce qu'il s'agit de misère sociale, et pourtant l'auteur est prodigieux. Il nous fait voyager dans la triste vie d'Aziz avec l'humour que l'on a connu dans le film Forest Gump. Naïf, décapant, cru et juste. Il nous fait décoller du sol avec légèreté alors que les instants sont graves. C'est un road mouvie entre Marseille et les hauts plateaux de l'Atlas au Maroc. Aziz, tout lui arrive sans qu'il ait prémédité quoi que ce soit. Le bon et le mauvais, et finalement, il y trouve son compte. Il ne faut vraiment pas hésiter à acheter ce bouquin (en Livre de Poche) et à en faire cadeau. Ce livre est un bonbon, un sketch, une cure de bonne humeur. Je ne suis pas en train de conseiller de rire d'un drame social, mais je fais référence à cette phrase de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais : "Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer."

 

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 1 Décembre 2019

J'avais quitté Harlan Coben à l'époque de "Ne le dis à personne" son premier roman. Je le retrouve avec Sans défense, son dernier. Style complètement différent. Il s'agit d'une enquête de Myron Bolitar avec son acolyte Win Lockwood. Ce dernier est obsédé par le kidnapping, il y a dix ans, de son petit cousin et de son copain. Il pense être sur le point de le retrouver, mais... 

C'est un polar noir avec tous les codes qui s'y référent. Il y a de la sensualité, sans trop, du sang, pas mal, des personnages froids, cruels, noirs et pas forcément que du côté des méchants. Bref, je l'ai lu en un jour et demi. C'est en effet très vite ingurgité, parce qu'il y a beaucoup de dialogues (80% du roman). On ne perd pas son temps dans les descriptions. C'est court, net et précis. Du ciselé. Ce pourrait être un scénario. Les auteurs, comme Harlan Coben, l'ont bien compris, la nouvelle génération n'a pas envie de lire, elle préfère les séries TV, alors, pourquoi ne pas lui offrir une série TV en livre ? C'est réussi. On ne s'ennuie pas, les personnages sont bien campés. Ils ont des personnalités complexes et on s'étonne qu'elles soient si bien décrites en si peu de mot. Ah, mais si ! C'est parce que l'auteur est chevronné. Peu de lexie, tout est dit. Depuis les bas-fonds londoniens jusqu'aux forêts du New Jersey, la noirceur traîne son drame par la queue et finit par le balancer sous nos yeux. Chapeau l'auteur.

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 22 Novembre 2019

Si vous vous posez des questions sur la vie après la mort. Si vous doutez, et en même temps avez bien envie de croire, à la continuité, à la survivance de votre âme après votre décès et que, bien sûr, vous aimeriez des réponses, alors lisez La Preuve du Paradis d'Eben Alexander. Ce neurochirurgien américain a fait une EMI, Expérience de Mort Imminente, suite à une maladie aussi subite  que paralysante, puisqu'il est resté dans le coma pendant sept jours. Ce qu'il a vécu pendant ces sept jours, il le raconte avec la précision du scientifique qui, malgré un esprit très cartésien, est obligé de se rendre à l'évidence : aucun état végétatif de ce type ne permet à un cerveau d'inventer une histoire pareille.

Extrait : "Quelque chose était apparu dans l'obscurité. Tournant lentement, cela irradiait de fins filaments d'une lumière blanche et dorée, et peu à peu l'obscurité autour de moi a commencé à se fendre et se disperser. Alors, j'ai entendu un autre son : un son vivant, comme la pièce de musique la plus riche, la plus complexe, la plus belle qu'on ait jamais entendue. Gagnant en intensité alors que la forte lumière blanche descendit, il s'est surimposé au battement mécanique et monotone qui, depuis des éons semblait-il, avait été mon unique compagnie jusqu'alors.... Puis, au centre même de cette lumière, une autre chose est apparue. J'ai concentré toute mon attention, essayant de comprendre de quoi il s'agissait. Une ouverture. Je n'étais plus du tout en train de regarder la lumière qui tournoyait doucement, je regardais à travers elle. Au moment même où j'ai compris cela, j'ai commencé à m'élever."

Pendant que ses amis chirurgiens tentent d'expliquer comment et pourquoi Eben Alexander a sombré dans le coma, et surtout de l'en sortir sans y parvenir, lui vit une expérience extraordinaire qu'il décrit dans ce livre, tout en faisant le point sur sa vie. Les erreurs qu'il a pu commettre, les explications à côté desquelles il est passé en tant que scientifique. Le fait qu'il soit un enfant adopté. Sa famille, sa soeur décédée, Betsy.  Est-ce elle qu'il va rencontrer dans cette aventure ? Quand il sort du coma, alors que ses amis médecins allaient le débrancher, Eben Alexander va faire des recherches et va examiner toutes les possibilités pour expliquer comment son cerveau a pu lui faire vivre cette histoire.

Extrait : "Une par une j'ai étudié les propositions que je savais que mes collègues, et moi-même autrefois, aurions faites pour expliquer ce qui m'était arrivé. Mon expérience était-elle un programme primitif du tronc cérébral qui a évolué pour adoucir la douleur et la souffrance terminales - peut-être un vestige des stratégies de "mort simulée" utilisées par les mammifères inférieurs ?...Était-ce une réminiscence déformée de souvenirs en provenance des zones les plus profondes de mon système limbaire, la partie du cerveau qui alimente la perception émotionnelle ?... une sorte de vision psychédélique provoquée par l'un des (nombreux) médicaments qu'on m'ait administrés ? ... Et l'intrusion de sommeil paradoxal ?... La DMT est structurellement similaire à la sérotonine et peut provoquer un état psychédélique intense... La dernière hypothèse que j'ai étudiée était le "phénomène de reboot" (redémarrage)..."

Eben Alexander nous ouvre l'esprit sur l'éventualité d'une autre vie après la mort. Dans une monde si différent de ce que l'on connaît qu'il est presque impossible de le décrire parce que notre vocabulaire n'est pas adapté. Un monde d'amour, où nous n'avons plus de corps mais où nous percevons des sons et des images et ressentons les mots plutôt que de les exprimer. 

Il est soit un scientifique fou, soit un être humain qui possède bien une âme.

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 19 Novembre 2019

Tout d'abord, je dois avouer que je n'ai pas été capable de différencier Stieg Larsson de David Lagercrantz, quand ce dernier a pris la relève du premier (décédé). J'ai autant aimé les tomes 4 et 5 que les trois premiers. J'ai donc acheté le 6. J'imagine que ce qui fait vibrer les lecteurs de Millénium, comme moi, c'est l'incroyable résilience dont fait preuve Lisbeth Salander, mais aussi sa notion personnelle de la justice (qui rejoint bien souvent la notre) et son application, par ses soins. Rien ne me rendait plus heureuse que de la voir clouer le bec aux méchants, avec un niveau d'agressivité équivalent à ce qu'elle avait pu subir. Une digne représentante de toutes les violences faites aux femmes, qu'on a envie de remercier pour sa façon de mettre en oeuvre ses plans de vengeance. Bien que je n'ai aucun reproche ni résidu de haine envers la gent masculine! Quant à Mikael Blomkvist, son charme suédois n'opérait pas forcément sur moi. Trop froid, trop hésitant (est-il capable d'aimer Salander ? ou préfère-t-il la jouer sur plusieurs tableaux avec Erika Berger ?). Bref, j'ai entamé le tome 6 en toute hâte et je l'ai lu en 5 jours. Dévoré, quoi. Mon avis : Bof !

Je n'ai pas retrouvé dans ce livre les mêmes notions que dans les précédents. Certes, il annonce une fin. Mais on s'attend à ce qu'il va se passer, dans les grandes lignes. Il n'y a pas de surprises. On retrouve une Lisbeth en sous régime. Elle est anéantie par ses sentiments. La confrontation avec sa soeur nous laisse un peu sur notre faim. C'est Mikael qui fait tout le boulot. On dirait que Lisbeth n'a jamais eu affaire à un mal aussi puissant. En fait, elle n'a jamais eu affaire à ses propres sentiments. C'est eux qui la bloquent et l'empêchent de tuer sa soeur. Alors que jusqu'à présent, elle n'hésitait pas à se débarrasser de n'importe quel méchant. Ça se comprend. Mais ça enlève du charme au personnage. Elle devient plus humaine. On lui connaissait des faiblesses, mais elle s'en sortait toujours. Bref, j'ai trouvé l'ensemble un peu plus "poussif" que d'habitude.  Je mets le mot entre guillemets parce que, bien sûr, pour une série comme Millenium, où l'action prédomine, il n'y a pas de temps morts. Si c'était un film, je dirai qu'il manquait le scénario. Ce dernier tome reste, pour moi, le moins captivant de tous. Je ne peux pas le déconseiller, il clôture une histoire et doit être lu mais, à mon sens, il n'est pas au niveau des autres. 

Il n'en reste pas moins que Lisbeth est notre héroïne à toutes!!!

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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Publié le 19 Novembre 2019

Un livre qui change une vie.

En effet, même si parfois on a l'impression que Colin C.Tipping fait du prosélytisme (en bon américain, blanc et chrétien), parce qu'il fait souvent référence à Dieu, ce livre ne parle pas de pardon divin, tout au moins en ce sens. Le Pouvoir du Pardon Radical nous informe sur notre capacité à changer, ce que j'appelle, notre angle de vue. On nous a appris, depuis tout petit, ce qu'était le bien et le mal. En grandissant, nous avons compris que la frontière était très mince entre les deux. Et que souvent, ce qu'on croyait être mal, s'est avéré être bien (et vice versa). Ou alors, qu'un mauvais acte pouvait générer de belles choses (et vice versa). Comment s'y retrouver ? Et si la notion du bien et du mal n'existait pas ? Et s'il n'y avait pas de victime et pas de bourreau ? Colin C. Tipping dit vouloir faire "la distinction entre le pardon qui maintient en place l'archétype de la victime et le pardon total qui nous en libère. Le pardon total nous met au défi de changer radicalement notre perception du monde et notre interprétation de ce qui nous arrive dans nos vies pour que nous puissions arrêter de nous comporter en victimes." 

Pour expliquer comment changer notre vision des choses, Colin C.Tipping aborde un grand nombre de notions. Il découpe son sommaire en quatre parties : 

1/ Une guérison totale (avec l'histoire de Jill, sa soeur au bord du divorce). En résumé, Jill s'est construite en pensant que son père ne l'aimait pas. Son mental ou égo, a été imprégné par cette croyance. A l'âge adulte, inconsciemment, Jill n'a attiré à elle que des hommes incapables de l'aimer vraiment. Ainsi son égo lui prouvait qu'il avait eu raison de se forger une croyance pareille. "Tu ne mérites pas d'être aimée par un homme, pour preuve, ce dernier t'a trompée." Il a suffit à Jill de comprendre les mécanismes de son égo, pour envisager le fait que l'absence de marques d'affection de la part de son père ne déterminait pas sa capacité à être aimée. Jill a changé sa façon de voir et d'être, s'en est ensuivi une manière différente d'être traitée.

2/ Conversations sur le pardon total L'auteur explique entre autres les notions de refoulement, de culpabilité et honte réprimées qui bloquent l'énergie, la projection sur quelqu'un d'autre de ce dont nous ne voulons pas, les boucs émissaires, etc. 

3/ Les hypothèses en détail Quelques exemples : contrairement à la plupart des pensées religieuses occidentales, nous ne sommes pas des êtres humains ayant une expérience spirituelle occasionnelle. En réalité, nous sommes des êtres spirituels faisant une expérience humaine.

ou : bien que notre corps et nos sens nous disent que nous sommes des individus séparés, nous sommes en vérité tous un. Nous vibrons tous individuellement comme parties d'un tout unique.

4/ Les techniques du pardon total  comment se libérer de l'idée, enfouie dans notre corps même, que nous avons été victime à un moment ou à un autre d'une personne ou d'une situation ? Voici les 5 étapes à suivre : 1) Raconter l'histoire, 2) Ressentir les émotions, 3) Faire s'effondrer l'histoire, 4) Recadrer l'histoire, 5) Intégrer le changement. Colin C.Tipping donne des fiches et des exercices.

Le pardon total inclut le pardon traditionnel, mais il est également infiniment plus vaste, global et révolutionnaire. Ce n'est rien de moins qu'une idée renversante qui vient briser nos idées en place concernant la réalité et qui met au défi notre vision actuelle du monde. Le pardon total nous invite à nous engager dans un processus ancré dans une réalité à quatre dimensions que nous ne comprenons pas encore...

Mais le cadeau véritablement incroyable qu'il offre à l'humanité se trouve dans sa capacité à servir de pont nous permettant de circuler librement et aisément, sans le savoir, entre la réalité tridimensionnelle* et la réalité quadridimensionnelle**.

*Conscience actuelle, fondée sur la peur, 3ème dimension

**Conscience recherchée, fondée sur l'amour, 4ème dimension

Colin C.Tipping conseille de chercher la perfection dans l'imperfection. Et pourquoi pas ? Essayons donc !

 

 

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Rédigé par Cathy de Saint Côme

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