L'histoire d'une passion 1/2

Publié le 25 Mai 2020

Cette semaine, je vais vous raconter l’histoire vraie d’une passion. Elle commence chez un tout jeune garçon, il y a bien longtemps…

 

Ce petit garçon s’appelle William, il est né le 28 septembre 1937, à Aix en Provence. Il a été prénommé ainsi parce que sa marraine adorait William Powell, acteur américain des années 30. 

 

Pendant la deuxième guerre mondiale, son père Robert, gendarme de profession avait été mobilisé sur Paris. La maman de William, Rose, était partie avec son mari et avait confié son fils à ses parents, Lucie et Jean-Baptiste qui habitaient le village de Rians, dans le Var...

 

La guerre est sur le point de s’achever quand, à l’été 1944, la libération du Var commence. Le village de Rians voit débarquer, le 20 août, les GI’s, tous vêtus de leurs beaux uniformes flambant neuf. Le petit William est fasciné par ses soldats américains qui roulent dans des superbes Jeeps, mâchent du chewing gum et distribuent des sachets de soupes déshydratées. Il fréquente pendant quelques jours le campement des Boys qui lui donnent du Corned Beef en boite, du chocolat en tablette, des cigarettes. Il les entend parler anglais. C’est la première fois qu’il entend cette langue et elle lui plait.  

 

À presque 7 ans, William, avec ce prénom si surprenant pour un petit provençal, se met à rêver que d’une chose : tout savoir sur les États-Unis d’Amérique et qui sait, peut-être s'y rendre un jour... Tout au long de sa vie, il va se documenter sur ce pays. Il va apprendre son histoire, sa géographie, sa politique, le nom de tous ses présidents, la vie des cow-boys. Il fréquentera toutes les salles de cinéma qui diffusent des Westerns. Il collectionnera tous les magazines qui en parlent. Il achètera un livre : "La Méthode Assimil" pour apprendre l’anglais. Il a du mal avec l’accent, parce que bien sûr, au cours de sa vie, il ne croise pas d’anglais ni d’américain avec qui échanger. Mais, il parvient à retenir un grand nombre de mots et quelques règles de grammaire. Il peut écrire. Alors, il cherche des correspondants américains et il les trouve, grâce à un magazine international. William envoie des centaines de lettres en Californie, en Floride ou en Illinois. Son rêve se réalise en partie. Ses correspondants lui décrivent leur vie américaine et William ne cessera jamais de leur demander des pin’s, plaques d’immatriculation, écussons, casquettes et tout un tas d’objets qu’il garde précieusement.

La suite demain…

Rédigé par Cathy de Saint Côme

Publié dans #Divers écrits

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